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MEELYAN DUKAÏRN

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Sam 30 Sep - 23:25
 
MEELYAN DUKAÏRN  
Identité
• Surnom :
• Date de naissance : Je suis née le 26 JANVIER 2077
• Âge : Ce qui me fait 24 ans
• Origine : Swansea, Pays de Galle
• Orientation : un joli accent, qui charme les hommes
• État civil : c'est compliqué, car je fuis mon compagnon.
• Études :
• Profession : Dans la vie, je suis Artiste peintre, et passionné de tout types d'arts
• Allégeance : (Le Clan/Covent auquel appartient votre perso)
• Poste : (Infant/Sire/Gouverneur + de quel état/etc)
• Situation familiale : (Père/mère/frère/soeur/etc)
• Goûts : (5 choses que votre perso aime)
• Dégoûts : (5 choses que votre perso déteste)

• Camp : (à mettre impérativement sous hide)
• Avatar :
Caractère & Physionomie
† Caractère et Personnalité †

Si je demande à mes collègues et aux connaissances, j'ai toujours été une personnes timide, qui à su vaincre peu à peu cette timidité grâce à mon travail, en temps qu'artiste. Mes parents me donne souvent beaucoup trop mérite dans ma créativité, dans mes choix que j'assume avec conviction, et peut-être trop d'entêtement. Oui, j'ai tendance à me donné à fond dans une toile, à la vivre, à la sentir, à passé plusieurs nuits blanches sale et couvert de peinture, sans manger parfois, j'en ris, mais ça ne plaît pas à tout le monde, notamment à mon vampire, qui lors de nos bons moments, m'obligeait parfois à manger ce qu'il avait fait à vrai dire, c'était un bon guitariste, mais pas un bon cuisinier, et l'on mangeait plus souvent au restaurant, et commandait des pizzas. Mais je ne lui en voudrait pas, car il a toujours assuré de ce côté là. J'ai un appétit d'oiseau, mais je ne peu me passer d'une clope le matin, devant l'aube levant. Mise à part mon entêtement, on ne vous le dira pas assez, je ne suis pas quelqu'un  de spécialement méchant, taquin de bas étages, je préfère parler de culture, d'art et de littérature plutôt que de relations humaines, que je laisse à ces fichus critiques d'art inutile qui m'ennuie. Ils ne sont là pour rien, exprimer et expliquer une oeuvre? Les oeuvres s'adressent directement au spectateur, alors à quoi bon expliqué à un homme l'arbre de la pomme?  Oui, j'ai tendance peut-être à trop réfléchir.
Mais ce n'était la description que de ceux qui me connaissaient il y a une semaine et trois jours. Aujourd'hui, je ne suis que l'ombre de l'épanouissement d'un artiste, qui fuit celui qu'il a chéri de toute son âme. J'ai enfoui mes convictions en moi pour survivre, renfermé, craintif, il m'est impossible de venir vous parler, surtout si c'est avec un regard insistant ou plein de dégoût que vous m'accueillez. Les habitudes sont parties. La créativité a laissée place à une peur. J'ai encore du mal à me rendre compte de tout ce qu'il a pu ce passer en un lapse de temps aussi court. 

† Physionomie et Habitudes vestimentaires †


Gallois et Chinois, d'un naturel noir épais à la base de cette touffe ébouriffé, j'ai un visage assez doux pour un homme, des lèvres pulpeuses qui autant fait rêvé que moqué, un nez étrangement petit pour un garçon, et des yeux verts, parsemés d'éclats fauves. J'ai du mal à ne pas passé pour une grande fifille à son papa, à cause de mes longues jambes, de ma taille qui se démarque anormalement de mes hanches et de mon torse élancé. Oui, je ne vous le cacherait pas, j'ai la chance d'être plutôt gâté physiquement. Pas vraiment de problèmes de peau, alors qu'elle est plutôt claire, et fine. J'ai des mains manuelles, de longs doigts fins, l'on voit légèrement l'ossature creusé, les veines et les tendons sur mes poignets trop fins pour être virile, à mon grand désespoir, suivant le reste du bras et du corps d'adolescent que je garde. Décidant d'un style propre, j'ai teint pendant une grande période mes cheveux en bleu, en ébonite, puis j'ai trouvé la couleur, celle mélangeant le feu et la glace, et qui allait définitivement bien avec le vert de mes yeux.
Histoire

Sûrement comme beaucoup d'enfants, et je le souhaite, j'ai vécu une enfance relativement calme, j'étais un petit garçon timide, qui préféra longtemps la compagnie des filles dans la cours que celle des autre gamins, qui se fichaient souvent de moi, et de ma taille de microbe. Entouré de mes deux cousins, jumeaux, j'avais de quoi m'occuper. Des bêtises, comme, déjà à l'âge de 5 ans, peindre sur les murs de ma chambre, des personnages étranges, monstres, combattants de l'espace, princesses. Je m'en serait prit des punitions en servant de sale garnement à ces deux-là, qui aujourd'hui me considère comme un frère, et réciproquement. Ah... cette douce bulle, qui éclata à l'adolescente. Les autres enfants son durs et cruels, et je découvrit bien vite que les filles sont beaucoup plus rusées et calculatrice que les garçons. Un bon coup de poing dans le ventre valait mieux que la sale réputation que me colla une blonde qui attirait tout ceux qui posaient sur elle le regard. 

Réputation qui me fit prendre plusieurs coups de poings, jusqu'à ce que j'arrive enfin au lycée, libéré d'une odeur moisie de collège de brutes. J'étais accepté, en tant qu'un gars original et excentrique, et me fit rapidement des amis qui aimaient la philosophie, l'art, la réflexion, et les jeux de consoles. Des chemises à carreaux par dessus des t-shirts de groupes de hardrock, de références culturelles telles que Dr.Who(série futuriste américaine), Game of Throne(série de dark fantasy médiévale) et de films (comme Indiana Jones qui me faisait autant d'effet qu'une adolescente devant son groupe préféré) était nos armures, les drapeaux de nos passions communes. Moins seul, j'allais d'exposition en exposition avec trois d'entre eux, m'émerveillant devant babioles de l'anciens temps, des tenues traditionnelles de lointains pays, car après tout au pays de Galle, à par les moutons et les champs, on a pas grand choses, tellement rien qu'on avait, avec des amis, fini par se louer un appartement en banlieue de Londres, une misère, pour profité des dernières sorties, de tout ce qui passait sous nos yeux de rebelles. Ces fictions, ces histoires, ces œuvres m'inspiraient, et je cultivait doucement une grande passion pour le croquis au stylo quatre couleurs et au crayon. J'accumulais les dessins que je considérais comme réussi dans des cartons, puis dans les fleuves de la première, alors que je travaillais d'arrache pied au point de réduire considérablement mes sorties et mes découvertes pour décrocher un diplôme, je me mis lors de nuits calmes à expérimentées de nouvelles expériences, après plusieurs échecs dans le domaines sentimentales concernant les femmes. Ce n'était pas elles qui clochaient, et le doute sondait déjà mon esprit.

J'avais du mal à me voir dans les bras d'une femme, contre elle, et j'avais du mal à ne pas voir la beauté des hommes qui m'entouraient, ou que je voyais dans les médiats. Après Indiana Jones et Yann Solo, mon plus grand fantasme que je dessinais chaque jour, c'était Néo, dans Matrix, incarné par Keanu Reeves, que l'on pourrait qualifié de fouine. Un visage fin, long, des lèvres allongées, un regard félin. J'aimais tout dans ce visage. J'étais à l'époque tellement aspiré à découvrir, à écouter, à regarder, plutôt qu'à être, qu'un jour, je fis un malaise et je chuta au plein milieu d'une exposition de Jean-Paul Gautier, un styliste venant d'une autre époque. C'est un des gorilles qui veillait à ce qu'on ne prenne pas de photos qui me ramassa, un gorille étrangement jeune et agréable qui m'emmena dans un café du hall d'entrée du musée, et qui pour me remettre sur pieds, m'offrit un chocolat tout en discutant. C'était un vigile au visage fin, plus pâlot que moi, grand comme au moins 1 mètre 85 (84) et qui avait de longues cheveux noirs traînant en une queue de cheval jusque dans son dos. Affalé sur une banquette, je me redressait timidement avant de remarqué le noir profond et gris de ses yeux, aucune teinte ne les parcouraient, c'était étrange, et merveilleux à la fois. J'appris qu'il faisait le vigile pour garnir ses fins de mois et pouvoir faire ce qu'il voulait, comme voyager, et qu'il le faisait dans un musée pour plus de confort que d'être videur de boîte et qu'il se nommait Hyde. On discuta beaucoup, plusieurs heures, mon chocolat à moitié entamer refroidissant, puis lorsque le musée ferma, encore, on avait beaucoup trop à se raconter. Il était fascinant, jeune et autant cultivé, j'avais dû mal à croire qu'il avait eut le temps de travailler en étant aussi rempli. J'étais sous le charme. Nous gardions contact, et passions plusieurs soirs dans des bars calme, jusqu'au levé du jour à parler d'art, de ce système dérangeant qui régissait la société, ou simplement à parler de nous. J'appris qu'il était le fils d'un patron d'une grande entreprise automobile du royaume unis, et que la plupart du temps, il était seul, et s'occupait en vidant les poches de son père dans des concerts, des expositions, et dans des guitares électriques. On s'invita chez l'un, chez l'autre, il me fit écouter des morceaux qu'il composait, des vrais trésors, un penchant metal et mélancolique, il avait une voix somptueuse. Je lui montra, non pas sans gêne, quelques uns de mes dessins, auxquels il accrocha particulièrement. 

Lorsque je décrochais mon diplôme avec de bonnes mentions, je partais m'installer définitivement à Londres, près de chez lui, et alors que nous passions un soir tous les deux dans un bars, il me révéla ses sentiments réciproques, c'était le jour où j'avais été accepté au RCA, Royal Collège Art de Londres. C'était et ça restera peut-être le plus beau jour de ma vie. J'avais atteint une filière de rêve, j'aimais et étais aimé en retour.  L'année qui suivait était belle, épanouissante, nous vivions dans un petit studio pendant deux mois, puis je fus muté dans un établissement qui était selon mon école était plus apte à ma soif de savoir: Fine Art, aux Etats-Unis, en plein New York. 

J'avais peur de tout laisser derrière moi, mais mon compagnon m'encouragea, et ensemble nous partîmes pour l'autre continent. Dans un appartement de banlieue au sud de la ville, nous avons emménagé rapidement, tous étaient si nouveau, si grands, je me sentais minuscule. Nous vivions tranquillement, Hyde commençait un emploi simple comme ingénieur du sons à des concerts, et sa carrière décollait doucement dans l'année grâce à ses manifestation sur internet, sur les réseaux sociaux. A vingt-deux ans, je terminais avec beaucoup d'avance mes études, toujours accompagné par mon compagnon doux, qui n'en restais pas moi étrange. A force de vivre avec lui, des questions se posaient quand à ce qu'il faisait lorsqu'il rentrait tard de sa maison de disque, et j'avais prit contact avec la chanteuse et amie de ce dernier pour savoir ce qu'il faisait après les soirs, j'étais inquiet, deux fois par semaine. Elle n'en savait rien, comme je le craignais. Un soir qu'il rentrait, assez inquiet, d'une peur d'être abandonné, de ne plus l'avoir auprès de moi, ou bien qu'il ait trouvé quelqu'un d'autre. Je lui expliqua mon ressenti, il se moqua un peu, puis après l'avoir explicitement fait comprendre par un coup de gueule que je ne plaisantais pas, il me donna la raison de son absence, farfelue, presque fantasque. Sceptique que j'étais, j'avais envie d'y croire, mais ça m'était comme impossible. Il me dit ce qu'il était, son âge, 70 ans, et qu'il était un descendant d'un vecteur d'un gène-V, un gène démultipliant les capacités humaines, et qui demandait de se nourrir de sang humain. Sous le choc, étourdi par des explications chimériques, j'allais me coucher sans un mot, doutant, il n'avait pas pour habitudes de mentir, mais c'était difficile à avaler. Le matin, je n'avais ni expositions, ni vernissage. Nous passions une matinée tendue, et silencieuse. Il patientait, et voulait que je le crois, c'était certain. Je fini par lui demandé la vérité, à bout, mon caractère têtu se manifestant, j'insistais devant son mutisme. Ne pouvant me le dire sans que je ne le crois, il m'enlaça, et me répéta les mots de la veille: "Jamais je ne te tromperai, tu es le seul en qui j'ai placé autant de confiance, et je t'aime, mais tu ne me laisses pas le choix" avant de doucement embrasser mon cou, de plus en plus doucement, je m'en souviens encore, je ne sentis rien, la seule chose qui était claire, c'était une gorgée, puis la douleur lorsqu'il retira ses crocs de mon cou, et lécha la plaie en m'observant de ses deux yeux cuivres. J'ai tenté de m'extirper de ses bras pendant ce laps de temps, mais il se mura en comme une statue, et je découvris ainsi l'existence des vampires. Je ne sais pas si je lui en voulais vraiment, mais par principe peut-être, je lui lâcha un juron, hésitant, sous son léger rire. Non, c'était impossible d'en vouloir à une crème telle que cet homme. Ou que ce vampire. Et puis, beaucoup de questions s'écoulèrent en une journée, j'étais même rassuré qu'il soit une créature potentiellement dangereuse plutôt qu'il me trompe. Enfin, dangereuse, à l'époque je pouvais lui faire une confiance aveugle. Qu'il me morde au lieu que ce ne soit une autre personne dont il ne sait rien, ça me rassurait même, par rapport aux maladies auxquelles je suis plutôt phobique. Cela n'était désagréable que sur la fin enfaîte, c'était étrange. En deux ans j'en connaissais de plus en plus sur les vampires, et sur leur gouvernement. 

Une fois, il m'invita au restaurant, un des rares restaurants de luxe dans lequel on aurait jamais été, un restaurant de pizza de luxe. On prit des lasagnes, pas le genre saumon épinards avec de la ricotta, non, celle qui tâche bien, et pour une fois que je m'étais fait beau et propre, que j'avais quitté mes t.shirt pleins de tâches de peintures, et mes pantalons troués, je me retrouvais avant le milieux de la soirée avec une tâche de sauce tomate sur le torse. Et quelques moqueries plus tard de la part de Hyde, il me demanda avec la pudeur qu'il avait, de devenir son fiancé, son calice. Il m'avait déjà parler des conditions d'un calice, et à quelques détails, j'étais déjà dans la bain de cette petite façon depuis quelques mois. Sa déclaration, était prise avec plaisir, même si je m'attendais à tout sauf ça, j'acceptais, gêné, et un peu ému. 
Trois jours après cette soirée, nous passions devant les anciens, procédions à échanger nos sang devant eux, avant qu'ils ne nous laissent passé le reste de la nuit enlacé, entrelacé dans les bras de l'autre. C'était étrange, ma vie à l'air d'un roman de science fiction, avec des bio-vampires, dont un étrangement gentil et confiant qui aime la musique et décolle. Ce mois-ci particulièrement, j'étais calice donc depuis trois semaines, et alors que j'étais sûrement de moins en moins collant que les premiers jours, reprenant petit à petit mon indépendance chérie, qui n'était pas l'égale de mon vampire qui avait même repoussé sa première tournée mondiale pour rester avec moi, et m'accompagner dès qu'il pouvait à mes vernissages et mes expositions. C'était sincèrement, oppressant, et agaçant, on avait plus grand chose à se dire à la fin d'une journée. Lui il semblait heureux, mais je ne peux pas vraiment vivre sans ce laps de solitude qui me permet de créer, et très vite je perdais en imagination. Alors, je dû le forcer à reprendre sa musique, à s'y remettre, à ce que Hyde recommence de voir ses amis et ses musiciens, et me laisse un peu vivre. Il accepta, mais je voyais que c'était à contre cœur. J'étouffais de plus en plus. Pourtant lorsqu'il rentrait, le premier jour, j'eus beaucoup de mal à me retenir de lui sauter littéralement dessus lorsqu'il rentra, le couvrant de peinture avant qu'il ne me retire ma salopette pleine de couleurs. 
Cette semaine là était parfaite, le matin je le laissais partir, je traînais dans mon petit monde pendant toute la journée, entre décoration, bricolage et peinture, et le sors je sortais de sa bulle pour monter jusqu'au septième ciel avant de discuter jusqu'à l'aube de tout et n'importe quoi. Nôtre petit couple remarchait à nouveau, comme un manège d'enfant aux couleurs vives. 

Puis, les semaines suivantes, j'avais beaucoup d'endroits où je devais me rendre, donner des conférence, prendre des repas entre amis peintres, avec un graveurs, on se croisait de moins en moins, et comme prévu avec ce lien, ça semblait de plus en plus gris et morbide. Les buildings qui reflètent les ciels enflammés de New York semblaient aussi gris que les yeux de mon fiancé. J'avais l'impression là de perdre en assurance, et en même temps de faire tout ce que j'avais jamais rêvé dans une vie d'artiste. On marchait à deux, mais on s'éloignais de plus en plus. Et un week-end, alors que j'étais tendu et prêt à sortir les griffes, il me raconta, d'un trait autour de nouilles sauté qu'on avait commandé:

"Tu sais Meelyan, j'ai rencontré d'autres vampires avec leur calice, et d'après le règlement, un vampire ne doit pas faire travailler son calice, il doit l'entretenir, c'est un peu comme si tu étais un trésor, et tu es mon trésor... J'ai vraiment fait n'importe quoi durant les derniers mois, c'est pas à toi de ramener le gros de l'argent... Tu devrais te reposer et..."

J'écoutais en sentant que la colère montait de paroles en paroles, et je lui tenais tête.

" Et rester à la maison faire le ménage?! Tu m'as prit pour quoi? Je t'aime, et tu es là depuis longtemps, mais ma passion, la peinture, est là depuis plus longtemps que toi. Je l'aime plus que toi. T'as pas à me privé de ma liberté, je suis pas ton trésor, et pas un objet que tu possèdes comme ta chose ou un meuble. Si tu commences comme ça, vas-t-en d'ailleurs.. C'est pas le deal qui était convenu, on ait des passionné... Imagines que je te demande d'abandonner la musique?!"

Chose que je ne ferrai évidemment jamais, mais il me répondit spontanément, droit dans les yeux:

"Je le ferai, sans hésiter... "

Un éclair de furie m'étreint, je le giflais, hors de moi, et le regardais rester de marbre face à ma colère. Je lui criais, plein de rage en me levant, de partir, de foutre le camp d'ici. Ce n'était pas un chien que j'avais aimé. C'était un autre artiste, un autre rêveur une personne à qui sa passion tenait plus que tout au monde que j'aimais, pas un chien qui n'avais que moi à ses yeux. Soudain, il se fit plus oppressant, plus glacial, et attrapa mes poignets, alors que je tentais de me dégager en vint, il m'arracha un baiser de force, malgré que je remuais nerveusement, et sans sentir le sol sous mes pieds, lorsqu'il arrêta de me forcer à l'embrasser, j'étais attaché au lit, et mes habits en lambeaux traînaient dans l'entrée. Sans tendresse, il me prit tout, ma dignité, ma liberté, mon accord, mes cris et mes pleurs. Je ne pouvais fuir, j'étais comme un moucheron dans la toile de l'araignée, je n'osais même pas le regarder. Je tremblais de peur, il me mordit, à plusieurs endroit en me répétant que j'étais à lui, que je ne répéterai plus jamais tout ça, et que je resterai à ma place de calice. Il m'imposa une punition, soulevant le lit où j'étais accroché pour me laisser suspendu debout. Je m'en rendis compte le matin, en me réveillant, trahi et souillé, observant le peu de chose que je pouvais distinguer dans la chambre, enfermé dans le noir complet, avec seulement ses deux yeux d'un rouge luisant qui me fixais. Au bout de trente minutes, j'avais du mal à rester éveillé, j'avais mal au dos, aux épaules, partout. Et il me regardait. Je lui criais dessus, l'insultais, et il recommença avec un air lassé. Je n'aurai jamais cru finir ainsi, suspendu et sale. Je me réveillais, à nouveau, il n'était pas là. Me balançant faiblement, je réussis à dégager une de mes mains, puis l'autre, m'éclatant sur le sol, et m'ouvrant le menton sur une chaise en face de moi, je me recroquevillais sur le sol, sentant la faim me ronger, nu et complètement apeuré. Il n'était pas là, il aurait rappliqué, je ne sais pas ce qui l'avait fait se déplacer. Je me levais, prenais une rapide douche, froide, mes minutes comptées, sans me retourner sur la pagaille et la destruction qu'il avait provoqué dans la pièce, faisais mon sac, le strict nécessaire, ma carte bancaire, mes clefs, mon vieux téléphone portable, et quelques fringues pratiques et compacts. Je partais, je ne pouvais pas rester. J'étais effrayé, glacé par ce problème de chaudière, et j'avais juste pris de la brioche. J'ai traversé un long chemin jusqu'au centre de New York, en transport, en stop, et j'arrivais enfin à l'hôtel le plus peuplé, où je prenais une autre douche, de peur qu'il ne me retrouve à l'odeur, je mettais tout le parfum possible. Et malgré tout le mépris que j'avais pour lui, cette distance me faisais presque mal. J'étais seul maintenant, je broyais du noir, j'hésitais sur ce que j'allais devenir, puant le parfum de bonne femme, je fis monter un tas de cochonnerie, des chips, des glaces, et je regardais la ville en sanglotant et en me goinfrant dans un pyjamas de l'hôtel. C'était hallucinant, comment j'avais pu monter si haut dans le bonheur et fini si bas. C'était fini. Alors j'erre, je dors dans des hôtels avec tout l'argent accumulé par mes peintures, je pleurs de moins en moins, et fuis ma soudaine réputation de putain, que mon "pauvre" vampire m'a donné, dans l'espoir peut-être de remettre en cause ma fidélité. 

Et si à New York vous demandez Meelyan Dukaïrn, on vous diras:" Ce peintre est un vrai salopard, une petite catin qui a abandonné son petit ami pour une vie d'ermite marginale."
Par P'tit Loup inspiré par Ariemm - Pour Epicode
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